Selon le magazine « 60 Millions de consommateurs », un diffuseur d’huiles essentielles sur deux présenterait des risques pour la santé …" /> Para/Pharmacie Française en ligne - Le N°1 de la santé et du bien-être" module="fsopengraph" /> ">
Partager cet article :

Purifier l’air de sa maison, assainir l’intérieur de son appartement, désodoriser ses toilettes… Des réflexes pris par de plus en plus de Français qui s’équipent de diffuseurs d’huiles essentielles. Ces produits, qui connaissent un véritable engouement depuis quelques années, ne seraient en réalité pas si bons pour notre santé, selon une enquête du magazine 60 Millions de consommateurs, en kiosque ce jeudi.

Comme on vous l’expliquait déjà dans un article il y a quelques mois, les huiles essentielles « sont des extraits de végétaux, obtenus par distillation, sous une forme ultra-concentrée ». Mais « naturel » rime parfois avec « risques potentiels ». 

L’Institut national de la consommation (INC), qui édite le magazine, a testé 17 produits - 12 aérosols et sprays et cinq diffuseurs passifs - à base d’ingrédients naturels. Résultat : « Ce n’est pas parce qu’ils incorporent des ingrédients d’origine naturelle que les désodorisants aux huiles essentielles sont sans danger », explique le magazine. Selon 60 Millions de consommateurs, certains produits « polluent l’air intérieur et exposent les voies respiratoires et la peau à des molécules allergisantes et irritantes » tandis que d’autres « émettent des composés organiques volatils (COV) en quantités parfois très élevées ».

« Les huiles essentielles ne sont pas à manipuler à la légère »

Une opinion que partage par Boris Jean, naturopathe à Paris, qui recommande de ne pas « dépasser 2 ou 3 diffusions de 10 minutes par jour » : « Peu importe la forme, les huiles essentielles sont toutes potentiellement dangereuses si mal utilisées. Elles renferment une très forte concentration en principes actifs aromatiques à l’origine de leur puissance mais aussi de leur dangerosité et de leur toxicité. Elles peuvent causer notamment des dommages à la peau, au foie, au système respiratoire, au système nerveux et au fœtus. »

Selon le magazine, « 23 ingrédients indésirables – essentiellement des composés irritants ou allergisants – ont été détectés » dans des sprays présentés comme assainissants. Dans ces échantillons, on retrouve du limonène, du géraniol et du linalol, trois substances parfumantes allergisantes. « En inhalation, diffusion ou vaporisation, par exemple, il y a des risques d’allergies, notamment pour les personnes sensibles des voies respiratoires ou à terrain allergique. Les vaporisateurs assainissants ou désodorisants vendus dans le commerce à base de mélanges d’huiles essentielles sont de qualité très variable, y compris pour les produits vendus en pharmacie », détaille Boris Jean. « Eczéma, urticaire et même réaction asthmatique, les huiles essentielles ne sont pas à manipuler à la légère, même si elles sont bios et 100 % naturelles. Comme elles agissent sur les lymphocytes, elles peuvent induire une réaction de sensibilisation », expliquait déjà Catherine Olivères-Ghouti, dermatologue, à 20 Minutes en octobre dernier.

« Certains pensent que tout ce qui est naturel est sans risque, ce qui est bien entendu faux »

Problème : la présence de molécules allergisantes ou irritantes n’est pas systématiquement affichée sur le packaging des diffuseurs d’huiles essentielles : « Aucune information sur les étiquettes ne permet de distinguer les produits les plus vertueux. Au contraire, les mentions utilisées véhiculent une image de naturel, ce qui peut être perçu par le grand public comme un gage d’innocuité », souligne 60 Millions de consommateurs. Face à cette constatation, l’Institut national de la consommation (INC) demande l’instauration d’un double étiquetage obligatoire.

D’une part pour signaler la présence de substances potentiellement allergisantes (comme pour les cosmétiques) et, d’autre part, un étiquetage environnemental, comme pour les peintures et matériaux de décoration, qui aiderait le consommateur à repérer les produits émettant le moins de composés organiques volatils. « La réglementation n’est pas très stricte. Il faudrait au moins une réglementation qui indique directement sur les flacons le niveau de dangerosité potentielle de chaque. Certains achètent ces produits comme une crème de beauté ou un complément alimentaire pensant que tout ce qui est naturel est forcément sans risque… Ce qui est bien entendu faux », poursuit le naturopathe, Boris Jean.

Articles similaires
Soulager les piqûres : les huiles essentielles qui marchent
Soulager les piqûres : les huiles essentielles qui marchent
Moustiques, guêpe, araignée ou encore méduses : pas toujours simple d'échapper à leurs piqûres en été. Quelles huiles
Lire la suite
Qu'est-ce qu'un probiotique ?
Qu'est-ce qu'un probiotique ?
Vous adorez les yaourts et autres laits fermentés, mais vous aimeriez savoir s'ils ont vraiment
Lire la suite
Coliques du nourrisson : solutions naturelles.
Coliques du nourrisson : solutions naturelles.
Votre petit bout se réveille soudainement et se met à brailler. Il a pourtant mangé peu de temps auparavant. D'un coup,
Lire la suite
Accept Site use cookies